05/01/2007

j'étais sûre de mourir

Dès que le chirurgien m'a annoncé mon cancer j'étais sûre que j'allais mourir

Pour moi comme pour beaucoup sans doute avoir un cancer à 39 ans c'est la mort assurée en moins de deux et bien non figurez-vous ce n'est pas la mort, pas toujours heureusement, c'est la vie en plus fort en beaucoup plus fort ...

Nous sommes sorti du cabinet pour aller directement voir l'anesthésiste car il fallait faire très vite au vu des dégâts et de notre déménagement 10 joursplus tard

Je suis descendue en salle d'attente avec mon homme, j'étais anéantie, des grosse larmes coulant sur mes joues, mais, comment dire, maîtrisant toujours la situation j'ai répondu aux questions de l'anesthésiste.

Je suis très étonnée de n'avoir jamais perdu les pédales, j'aurais pensé qu'à l'annonce d'une telle nouvelle je serais tombée raide morte victime d'une crise cardiaque de panique, mais non mis à part à deux reprises ou la panique et la frayeur de mourir m'ont prises j'ai toujours réussi à garder mon sang froid et à donner le change à mes enfants, à ma famille, à mes amis.

Je me pensais fragile et peureuse et je me découvre beaucoup plus forte que je n'aurais pensé - on me dit très forte depuis toujours ce que je n'ai jamais compris car au fond de moi je me suis toujours sentie faible, non interessante et pas très intelligente - Ce cancer m'a fait découvrir des forces incroyables, j'ai apprivoisé petit à petit ma peur de mourir et aussi noire soit une nouvelle une fois digérée le moral revient.

Ainsi après cette annonce le mardi je devais rentrer le jeudi à la clinique pour être opérée le vendredi. Je crois que ces trois jours ont été les plus difficiles de ma vie. J'étais psychologiquement complètement détruite et persuadée n'avoirplus que quelques jours à vivre avec un cancer généralisé et incurable, et physiquement mon corps me lachait, mon ventre n'était que douleur je me vidais littéralement, perdais du sang et des kilos très rapidement.

Je tenais pourtant à parler à mes deux enfants arthur et jeanne sans défaillir

Comment annoncer à deux ados de 15 et 13 ans que leur maman a un cancer sans les affoler de trop

J'ai réussi sans pleurer, calmement, jeanne m'a demandé si j'allais mourir à quoi j'ai répondu sans conviction bien sûr que non et si elle aurait aussi ce cancer ce à quoi j'ai répondu que non non plus même si des éléments depuis cette date nous font savoir que ce cancer est génétique et que Jeanne devra être suivie de très très près.

Arthur lui m'a dit je suis désolé maman, je sais que tu es très bileuse et que les opérations te font peur (c'est rien de le dire j'ai subit une intervention sur un naevus geant de 12 cm par 5 en local, et une phybroscopie sans anesthésie rien que par trouille de ne pas me réveiller)

Je suis ensuite sortie dehors et j'ai pleuré tout mon saoul....

22:49 Écrit par natali dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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