08/01/2007

finissons l'histoire de ce cancer

les 3 jours d'avant mon opération ont été je pense les pires jours de ma vie et en même temps presque iréels.
J'étais sûre de mourir en quelques jours et plus rien de sur terre ne me semblait important, les projets, les sentiments, les gens, la terre, la nature tout me semblait bizarre et à l'idée que j'allais mourir je pensais "ne riez pas" que ce serait la fin du monde. VOus savez ce vieux dixcton qui dit après moi la fin du monde et qui semble dire que l'on est égoïste, et bien je l'ai vécu durand ces trois jours. et Pourtant en même temps je pensais à mes enfants et à leur vie future, je me sentais coupable de leur infliger çà ! et je souffrais le martyr à l'idée de ne pas les voir grandir, ne as être là pour leur premier amour, la rentrée au collège du petit théo, le bac de arthur, l'entrée de jeanne au lycée. C'était une véritable torture avec parfois des frissons d'éffroi à l'idée de la mort en elle même : n'être plus rien de vivant, ne plus rien ressentir et pourrir sous terre. C'est bizarre cette peur de ne rien ressentir et en même temps la peur d'être entérrée. Bon enfin pour en finir j'ai été opérée le vendredi 30 juin, 5 heures sur la table et un réveil fantastique ans nausée ni douleurs. Et là moi qui avait peur de ne pas me réveiller, je me suis dit bon maintenant tout va bien, on ta tout retiré, le sein, les glanglions..... tu vas te battre et ne plus penser que tu peux mourrir Ouf ça va mieux, vous savez dans ces téléfilms américains ou le fait de dire cela et hop on est guérri, bon ça marche pas vraiment pareil dans la vie mais quand même la méthode couet à l'avantage de vous sortir de cette léthargie morbide et de vous faire bouger. Voilà j'avais besoin de dire tout ça, la suite a été notre déménagement pendant mon séjour à l'hôpital (gloups très difficile à vivre pour quelqu'un qui aime toujours tout maîtriser d'être clouée là pendant que mon mari et mes enfants font le boulot, difficile aussi de partir de ma maison comme une voleuse sans dire au revoir au village et à mes amis) - puis l'arrivée à la maison avec une belle maman (merci renée) qui fait tou pour vous aider et qui reste le temps d'installer la maison - puis les chimions (6) et la fatigue, les nausées et le moral à plat avec des moments de pure descente aux enfer moralement et des moments de pur bonheur de sentiments (la maladie et la peur de la mort exacerbent les sentiments et les petits mots simples ou instants simples que l'on ne remarque pas d'habitude semblent à ce moment là de purs diamants) - la radiothérapie que je fais actuellement beaucoup moins difficile physiquement et moralement puisqu'elle annonce la fin des traitements. - et puis l'avenir en philigranne qui tantôt me donne une pêche d'enfer (je vais retravailler, retrouver des amis, me retrouver, vivre, vivre, vivre) et me terrifie parfois et si je rechute et si tout recommence et cette fois-ci m'emporte (car à 39 ans les statistiques me sont très défavorables un cas de récidive sur 2 dans les 5 ans à venir) si ça va dans les os, dans le foie, si les métastases sont tellement développées qu'on ne peut plus me soigner, et si..... et si.... STOP STOP STOP Je suis en train de guérir, puis je reprendrai ma vie en mieux car je sais qu'elle prix elle a, je retravaillerai, je me ferai refaire des seins à faire pallir toutes mes copines de 40 ans qui subissent la loi de la pesanteur et je vivrait Heureuse C'est pas beau la méthode couet....... Vive la vie, vive l'amour et vous qui comme moi souffreztant physiquement que moralement HAUT LES COEURS, IL FAUT TOUJOURS CROIRE QUE DEMAIN SERA MEILLEUR Bruno, Arthur, Jeanne, Théo Je vous aime !!

11:36 Écrit par natali dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Lors de la lecture de ton blog,je me retrouve un peu,j'ai l'impression d'être si proche...
Suivie de près suite aux antécédents de cancer du sein de ma maman,janvier 2005,on me diagnostique une tumeur(qui pour ma part s'est révélée bénigne)mais moralement, je suis passée exactement par les mêmes sentiments que toi vis à vis de mon fils et mon mari:la peur de ne plus être à leur côté,le sentiment que dans mon corps c'est l'anarchie...
Aujourd'hui, cette "saleté" est revenue en moi malgré l'opération et parfois je n'envisage mon avenir qu'à court terme.
J'admire ta force de carractère et ton courage.
Je pense que je vais en prendre exemple et savourer le bonheur de chaque instant parmi les miens.
Bien à toi...

Écrit par : Laraa | 10/01/2007

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