06/02/2007

10 jours sans blog

10 jours de silence. 10 jours à ne pas vouloir écrire, à ne pas pouvoir. C'est bizarre. Il y a quelques jours j'écrivais à d'autres amis bloggeurs que nous ne sommes pas des héros face à cette maladie, que seul lemot courrage peut encore aller pour désigner l'instinct de survie qui nous pousse à nous battre, et voilà que je me comporte comme si je devais être ce héros. Ne pas écrire que je ne vais pas bien, ne pas dire que j'ai peur de mourir, que je pense que je vais mourir pas un deuxième cancer qui cette fois sera plus vicieux. Alors j'ai attendu que cela aille mieux, un jour puis 2 puis 10. Mais cela ne va pas mieux, j'ai du mal à m'accrocher, je me renferme comme une huitre chez moi. Je me vautre dans mon desespoir et semble m'y complaire.Je me fais des films noirs, toujours plus noirs, je me fais du mal en imaginant ma fin iminente et ma souffrance de ne pas voir mes enfants grandir devenir des hommes et femmes. en imaginant mes enfants sans maman et mon homme sans sourrire. Je ne vais pas bien et je ne sais pas comment aller mieux. Je ne supporte pas d'entendre le téléphone sonner parce que je n'ai pas envie d'en parler et en même temps je me sens si male seule avec mes maux. J'ai besoin de me faire rassurer par le milieu médical et en même temps je ne supporte plus qu'ils parlent des riques futurs. Je voudrais reprendre une activité professionnelle pour voir du monde et sortir de mon isolement mais en même temps j'annule un voyage prévu pour revoir mes anciens amis.

Comme c'est dur ces moments de déprime ou rien ne va, ou tout est difficile ou tout semble noir et sans issue.

Certains pensent que je fais une dépression, ma gynéco, des copines....

On me pousse à aller vor quelqu'un, mais faut t'il payer quelqu'un pour lui dire j'ai peur de mourir, j'ai peur de faire souffrir, je souffre, en quoi cela me fera t-il du bien ?

23:13 Écrit par natali dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Que pourrais-je te dire pour te remonter le moral ? je ne suis pas à ta place et ta souffrance, si elle m'émeut, n'en n'est pas moins la tienne.

Des moments de doutes et de peur, tu en auras toujours mais l'espoir reprend toujours de dessus. Tu as ton homme, tes enfants qui t'entourent et qui t'aiment. Tu dois te battre mais si ça te semble insurmontable.

Oui, tu as besoin d'en parler à un professionnel, même si ce n'est que pour quelques séances. Il saura mieux que nous tous t'aider à combattre tes peurs et te remonter le moral...

De plus Février est un mois pénible pour tous. Tu verras qu'avec l'arrivée du printemps, tout te semblera différent.

Je ne peux pas faire grand chose à part t'embrasser très fort, mais je le fais de tout coeur.

Écrit par : poesie | 07/02/2007

C'est normal Chère Nathali, ce que tu vis est bien normal. Et peut-être cyclique à voir comment je me sens de mon côté. Moi non plus ça ne va pas fort et j'essaie de me ressaisir, surtout que mon blog s'appelle "Soleil en tête"! :) Je me sens coupable de dire que ça va mal entre mes deux oreilles. Que je me sens inutile et que je me demande à quoi ça sert, tout ça.

Mais c'est normal, je pense. Et tu vis un grand stress. Ne pas te poser de questions, c'est ça qui ne serait pas normal. En parler, c'est un pas dans la bonne direction. Mais il faut aussi être à l'affût: si ton état dépressif se prolonge, peut-être qu'il te faut de l'aide? Écoute tes proches, ceux qui te connaissent bien. S'ils s'inquiètent, ils ont peut-être raison.

Moi, de mon côté, comme Poésie, je ne peux que t'envoyer des bonnes pensées et t'embrasser très fort. Ne lâche pas! Et dans les prochaines semaines, le printemps montrera ses premiers signes. Alors on saura que le pire est passé...

Écrit par : Danaée | 07/02/2007

Bonjour ! Juste un petit coucou pour te souhaiter une bonne journée. Fait pas chaud ce matin mais le soleil pointe le bout de son nez. Encore quelques semaines et déjà ce sera le printemps avec la renaissance de la nature et les chants d'oiseaux....

Je t'envoie plein de pensées positives et de lumière. Biz

Écrit par : poesie | 09/02/2007

Bonjour A la lecture de ton article, je me dis que nos maladies nous mettent à mal, qu'elles nous bouleversent aussi bien moralement que physiquement, que les moments de blues, de déprime sont malheureusement aussi un peu normaux, mais (et c'est facile à dire) que nous devons résister, que nous n'avons pas le droit (pour nous d'abord pour les autres ensuite) de lâcher la rampe, de nous laisser tomber... Alors parler à quelqu'un est peut être une solution, mais il faudrait parler à quelqu'un d'extérieur à ta famille, tes amis, parler à quelqu'un qui ne serait pas impliquer émotionnellement, lui dire tes peurs, tes angoisses, tes émotions, te décharger de ce paquet qui t'oppresse...
Je comprends ce par quoi tu passes et mes mots sont bien faibles mais je n'ai que des mots et ils sont sincères. Je me permets de t'embrasser et donne moi vite des nouvelles.

Écrit par : Béatrice | 12/02/2007

Juste un petit bonsoir en espérant que tu remontes un peu la pente. Donne nous bientôt de tes nouvelles. Biz

Écrit par : poesie | 12/02/2007

Quand on touche le fond du baril, il faut savoir se donner les moyens pour remonter à la surface. Parler à un professionnel est un pas dans la bonne direction. Je pense qu'il faut savoir aller au fond de soi pour s'ouvrir aux autres. Il faut savoir se faire tout petit et se perdre dans l'univers pour prendre conscience que la Terre ne tourne pas autour de notre nombril.

La vie est un passage qui mène à la mort, c'est la seule vérité accessible. Souvent, je m'imagine que lorsque je serai morte, chaque année deviendra une seconde et que je retrouverai dans une minute tout au plus tous ceux que j'aime...

D'ici là, je vis ma vie comme un rêve, j'observe la douleur sans la comprendre, je regarde ce monde qui se dégrade, mais curieusement je le trouve beau. Je donne à l'autre et je me connais chaque jour davantage. La vie n'est pas toujours facile.

Ce qui me fait du bien à moi: me consacrer du temps, sans jugement, sans pensée... Méditer dans un endroit calme sous une musique douce, faire des exercices de respiration, faire des étirements de yoga, lire un bon livre, manger un biscuit au chocolat. Et pour le reste, je n'ai de conseil à donner à personne.

Tu as en toi le courage de tes rêves,
Je suis avec toi, étrangère
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 17/02/2007

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