26/02/2007

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vu hier soir Bernard GIRAUDEAU interviewé sur ses cancer, un du rein il y a 6 ans, un du poumon l'année dernière. Etrange sensation d'entendre quelqu'un d'autre tellement différent de vous exprimer des sentiments très profonds que vous éprouvez aussi. Ainsi lorsqu'il parle de la souffrance, en fait il n'en parle pas car il pense tout de suite que d'autres souffrent plus que lui, physiquement j'entend. C'est quelque chose que je me dis aussi, est-ce pour nous rassurer, est-ce pour dire que c'était supportable et que cela peut être pire, car au dire de mes proches la souffrance se lisait sur mon visage et était dure à voir. Moi en tout cas j'ai été étonnée tout au long de mes traitements et même lors de l'abblation de mon sein du peu de souffrance physique et du tant de souffrance psychologique.

Il parle aussi de l'acceptation de la mort au bout du chemin, ça avec les proches c'est TABOU, il faut toujours parler de la guérison et puis hop ensuite plus rien, on enfoui tout très loin et on ne pense plus au cancer, je pense plutôt comme lui qu"il faut penser que la mort viendra peut être de cette maladie, pas comme un fatalité, pas comme une peur, pas comme du pessimisme mais comme un chemin possible qui nous fait prendre conscience plus que les autres de notre mort et qui certainement nous rend au final la vie plus belle puisque nous en mesurons plus la valeur, et que nous vivons plus fort chaque moment.

Et puis il parle des examens et des possibles resultats de récidive, là c'est vrai que j'ai déjà peur de mon premier bilan du début avril, il va falloir que j'apprenne à gérer ce stress afin qu'il n'envahisse pas trop ma vie.

Bon sur toutes ces pensées philosophiques je vous souhaite une belle journée de vacances pour ceux qui sont concernés et une belle journée aussi pour les autres.

11:35 Écrit par natali dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Oui, il faut en arriver à gérer le stress qui précède l'annonce des bilans de santé, tout en acceptant aussi que cette peur est normale...

Concernant ta réflexion sur le témoignage de Giraudeau, c'est vrai qu'il exprime ce que la plupart de nous, malades, vivons. Je me dis aussi constamment que je ne suis pas à plaindre puisque ça pourrait être tellement pire. Mais encore là, il faut aussi vivre notre propre expérience, sans constamment la "rabaisser". Et tu sais, par rapport à la mort, il y a longtemps que je me rends compte qu'elle est toujours présente et que lorsqu'on est malade, on a une chance: celle d'avoir un avertissement. On se rend compte plus intensément de la précarité de l'existence. Et on profite mieux de la vie qui nous est donnée.

Ce qui est dommage, c'est que trop de gens oublient cette réalité au quotidien. Et ils gaspillent souvent des moments précieux.

Écrit par : Danaée | 26/02/2007

du courage il n'y aura pas de récidive,la médecine progresse grace aux magnifiques cobayes que nous sommes et qui par rapport au commun des mortels ont maintenant cette expérience pour dire et penser :nous on a connu la souffrance et même si on ne vous souhaite pas le mal ce n'est plus a notre tour maintenant. du courage encore du courage . pascal.

Écrit par : PASCAL | 27/02/2007

Je viens de découvrir ton blog et il m'a fait chaud au coeur... Pour l'instant j'ai un moral à -15. Ma fille à un mélanome et ses examens ont montré que le ganglion sentinelle était touché. On va donc début mars lui énlever tous les ganglions de l'aine et lui passer un pet scan pour voir si des organes sont contaminés . Elle est seule, a 30ans et une petite fille de 7 ans....

Écrit par : dany | 28/02/2007

On avance Je n'ai pas vu cette émission dont tu parles mais dernièrement il y avait à Paris une conférence sur les cancers et les diverses possibilités d'améliorer la prise en charge des patiens et à cette occasion Bernard Giraudeau était venu parler de ses cancers. C'est vrai que tout ce qu'il disait je m'y suis retrouvée : cette peur indiscible qui te prend au ventre quand on t'annonce que tu es malade, cet espoir que tu mets dans les traitements, cette idée de la mort qui te hante même si tu te dis que tu va guérir, et puis cette absence de souffrance physique (ou presque) mais surtout cette souffrance morale... Je l'avais trouvé très juste, très sobre... et tout ce qu'il disait je l'avais moi aussi ressenti.
Je crois qu'il est normal que nous passions tous par des phases d'espoir, de déprime, d'enthousiasme... mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas tout seul, que nos médecins se battent aussi avec nous, pour nous sortir de cette galère... Alors il faut avancer, avoir du courage et garder l'espoir.

Écrit par : Béatrice | 28/02/2007

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